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Rencontre avec Cyril Chauvin, photographe corporate

Rencontre avec Cyril Chauvin, photographe corporate

Cette semaine, on est allé à la rencontre de Cyril Chauvin, photographe et vidéaste professionnel basé dans le Sud de la France et avec lequel Abaca Corporate collabore depuis plusieurs années. Photographe en entreprise et portraitiste de talent, il a accepté de répondre à nos questions. Entre anecdotes racontées avec humour et confessions, découvrez un photographe touche à tout qui fourmille d’idées et de créativité.

 

 

Présente-toi

 

Je m’appelle Cyril Chauvin, je suis photographe basé dans le sud de la France depuis 2003. J’avais avant une maison d’édition de livres d’art, lorsque j’ai arrêté mon activité je ne savais pas quoi faire. Mon père m’avait appris son métier de photographe d’architecture et de décoration intérieure, il photographiait des hôtels. Je suis donc devenu photographe et j’ai commencé par des photos d’hôtels puisque c’est ce que je savais faire. J’ai ensuite travaillé comme photographe de mode, mais je ne me suis pas senti à l’aise dans ce milieu. Je me suis donc finalement orienté vers la photographie d’entreprise, les portraits. Je fais également de la vidéo ; au départ je voulais faire de la musique, la vidéo m’a donc permis de renouer avec le son.

Argentique ou numérique ?

 

Numérique par la force des choses, c’est impossible de travailler aujourd’hui autrement faute de temps.

Quand je travaillais en argentique j’aimais ce temps d’attente, quand on allait au labo et qu’on attendait nos planches contact.

Aujourd’hui nous vivons dans une société où tout doit aller vite.

 

Lumière naturelle ou artificielle ?

 

Lumière naturelle tant que je peux. La lumière artificielle vient pour souligner la naturelle. Dans mon travail, c’est rare que la lumière artificielle prenne le pas sur la lumière naturelle.

Couleur ou Noir & Blanc ?

 

J’aime les 2. On me demande rarement du Noir et Blanc mais j’en fait dans mon travail personnel. Mon goût va vers le Noir et Blanc, mais mon art va vers la couleur. Je travaille plus facilement en couleur.

On trouve quoi dans ton sac photo ?

 

2 boitiers : un Canon et un Sony, des objectifs : un 10-18mm asphérique et un 24-105mm f/4, un flash, et un drone.

Je ne suis pas très fan du matériel, je limite au maximum. Je trouve que la photographie n’a pas besoin de matériel.

 

Raconte-nous un shooting qui t’a marqué ?

 

J’ai un souvenir en particulier lorsque j’étais photographe de mode. J’avais vu les photos d’un mannequin que je trouvais incroyablement belle et je me disais intérieurement, qu’est-ce que j’aimerais avoir le niveau pour faire des photos avec elle. La semaine suivante, le client avec lequel je m’apprête à travailler m’annonce que le shooting que nous allons faire est avec cette mannequin. Je me retrouve donc le jour du shooting très impressionné, à tel point que j’ai chargé les deux premières pellicules à l’envers !! Heureusement je me suis rapidement rendu compte de mon erreur et j’ai pu refaire les photos et ensuite enchainer !

Quels sont les 3 photographes qui t’inspirent ?

 

Ce sont 3 photographes qui ont un rapport à l’esthétique assez fort.

Peter Lindbergh, c’est le photographe qui m’impressionne le plus en terme de talent pur. Il a un niveau de talent qui dépasse complètement sa personnalité, j’ai eu la chance de le rencontrer et c’est quelqu’un de très simple. Il ose garder des photos que j’aurai jeté. Il m’avait dit, il ne faut pas faire son editing photo selon les règles mais selon l’émotion. Je suis quelqu’un de très conformiste donc cela m’impressionne ce genre de liberté. Par exemple, ne pas respecter la règle des 3 tiers c’est un truc bizarre pour moi.

Annie Leibovitz pour son rapport à l’esthétique extrême. Je trouve son travail incroyablement beau, elle a un univers très onirique, elle sait rendre les gens beaux. La recherche du beau me fascine

Sebastiao Salgado il crée de la beauté avec des choses qui ne sont pas belles, j’avais vu une exposition à la Maison européenne de la photographie à Paris, où les gens pleuraient devant ses photos tellement le contraste entre le beau et ce qui était montré était fort.

Quel serait le shooting photo de tes rêves ?

 

Un shooting qui me plaise ! Aucune photo que j’ai fait dans ma vie n’a trouvé grâce à mes yeux !  Je cherche à me plaire, mais ça ne me plaît jamais. Je suis un éternel insatisfait, c’est un vrai handicap.

Parfois, je trouve une petite satisfaction mais au détour de quelque chose que je n’avais pas prévu, par exemple lors d’un travail de commande pour un client.

Quelle est ta photo préférée et pourquoi ?

Un portrait en studio d’un créateur, Gabriel Massol, meilleur ouvrier de France. J’ai fait une série de portraits de lui en Noir et Blanc. Quand je l’ai vu, il m’a donné envie de le photographier d’une certaine façon, je trouvais qu’il dégageait une virilité assez forte, alors qu’il n’est pas comme ça au naturel. Je trouvais que ça lui allait bien alors que ce n’est pas ce qu’il est. J’avais peur que ça ne lui plaise pas, mais il m’a ensuite envoyé un message pour me dire qu’il aimait beaucoup cette série de portraits et que cela avait participé à le réconcilier avec lui-même. Cela m’avait beaucoup touché, donc j’aime cette série de portraits pour cela.

Quels sont tes prochains projets ?

 

Je n’ai pas de projets en particulier à part celui de voyager le plus vite possible quand cela va être possible. Cela me manque terriblement, j’aime beaucoup voyager, découvrir de nouveaux pays.

Et sinon, en ce moment, j’essaie de devenir un photographe d’iphone. Avec un téléphone, on peut saisir des scènes qu’on ne pourrait pas saisir avec un appareil photo, c’est moins intrusif, la scène se déroule comme elle doit se dérouler. J’ai donc le projet de progresser avec mon iphone.

 

Le mot de la fin

 

Cette dernière année m’a permis de me rendre compte que j’ai la chance d’exercer un travail qui est exceptionnel. Au départ, je suis devenu photographe un peu par défaut mais aujourd’hui mon métier me passionne. Tous les jours je me dis : mais quelle chance j’ai !

L’ensemble des équipes d’Abaca Corporate restent mobilisées et prêtes à organiser vos shootings photo dans le respect des règles sanitaires.

Vous aussi faites appel au professionalisme d’Abaca Corporate et demandez-nous un devis adapté à votre projet photo.

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